Mots d’amant ou d’ami, il faudra choisir ma belle !

Mots d’amant et qui sentent la vieille mécanique usée. Je suis le branle-bas de ses soifs…soifs de jouir et de faire jouir le phallus Prométhéus. Je saurai si bien démultiplier les nervures de son orgasme à l’accordée de ma hanche .Mais des mots d’ami aussi, hors taxe, et semés dans son rire comme des graines de riz paddy. Alors où que tu te trouves, tire le rideau et jette un coup de z’yeux…Ouvre grand le présent , et accueille moi au creux de toi .

Mon âme ira redire les mots de ton silence, avec la permission des douleurs qui remontent les spirales froides du Temps.Mais le Temps a failli n’est ce pas, sa mécanique cassée, engloutie dans la césure de mon désir malhabile et glouton. Oui le temps, impersonnel a perdu constance, devant ta superbe, oh jeune femme, enchanteresse terrible dont le rire est jumeau au rire de Dieu !

Mot à mot, coulant dans le moule de ton coeur sauvage et paranoïaque, mot à mot et roucoulant par dessus les orages de ton ciel, ma poésie creusera à même ta chair délicieuse , à même la douleur qui s’effacera à tout jamais , de nouvelles rigoles par où la pousse d’un nouvel amour germera. Mot à mot, elle t’apprendra ma poésie que ce sont les tempêtes qui font un bon marin.

Mots terminator,mate un peu la dégaine! Ils ont fière allure hin ces rejetons enfantés du délire. Mots terre à terre, à la Bill cosby, mots machin chose et sentimentaux , tu vas vite déchanter ma belle,car j’ai lancé les bêtes à l’assaut de ton mental.

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Gabon ,l’autre terre des hommes

Un à un
Morceau par morceau
Les rêves de tous ces petits
Ont rendu l’âme ;
Et se sont noyés à terre
Les bateaux de demain.
Le Gabon rouille de partout
A crié au scandale le poète…
Mais sa voix débile
N’a pu passer les barrières
À torpeur des rasades de (1) Régab ;
Le vin-roi et le sexe-loi
Ont le vent en poupe
Et bien fin celui qui viendrait raisonner
Les fils et filles des orgies .
Vive l’ignorance fontaine
Vive l’abêtardissement silencieux
Des nôtres…
Maintenant que j’ai votre attention
Causons…
Un à un vous avez baisé ce peuple
En coït consentant
Avec de la vaseline pure
Et du gel fin ;
Un à un vous avez fumé
Les avenirs de centaines de milliers
D’enfants gabonais
Au chanvre et à la déculture…
Au berceau déjà, de la main des pères
Et du sein des mères
Vous aviez sevré ces tous petits enfants
À la fatalité et à la désambition..
Vous ,ah il faut bien indexer
Ceux qui tuent le rêve dans l’oeuf
Et qui sabordent les navires de l’avenir!

Il faut bien que ma plume vous indexe
Gouvernants d’hier, serpents d’aujourd’hui .
Et il est tout normal qu’où le serpent avait piqué
Les serpenteaux viennent à leur tour mordre…
Tout normal qu’au chevet du père mourant
Le fils promette :T’inquiète papa, je te rendrai fier !
Et avec ruse et rage, on sauce ce peuple
Occupé à courir après une sardine et de l’oseille,
On le sauce aux fricassés de billets de banque…
Populace affamée et dont le ventre sait dribbler
La faim ,dont la gorge sait frimer avec le (2)toutou
Et dont le sexe sait pondre à la perfection…
J’ai vu dans ma boule de cristal votre jeu
Et d’autres également l’ont vu qui se taisent,
On vous a vu vous abreuver de champagne
En des coupes ciselées d’or ,à vos tables garnies
Sous lesquelles le peuple venait quérir les miettes tombées avec joie et empressement..
L’autre jour j’ai vu un (3) boy-chauffeur, petit enfant
Qui fumait un joint dans la rue ,
De grandes personnes responsables
Regardaient la chose sans consternation
Regardaient cette déculottée faite au correct
Un sourire avachi en plein milieu de la face,
Et de toutes, bien entendu, aucune ne se sentait
Le cœur lourd et l’âme coupable…
Aucune des mains de ces adultes démissionnaires
Ne s’est donnée la peine de souffleter le petit morveux
Qui s’abîmait ainsi …
Ô Santa Maria, la rue n’est donc plus que pestilences
Gangrenée par le silence des bons et l’indifférence des gentils…
Ô vous êtes tous coupables gens de ma belle famille…
Votre silence bien huilé avec l’huile moteur des plateaux de (4)Leconi, a aidé grassement..
Causons, on a bien le temps mes chers
Et c’est bien de choses utiles dont on parle hin
Pas de fessiers callypiges sachant coulisser
Aidés de la graisse suintant des braises à (5)coupé-coupé
Pas de pieds de grue faits devant les sièges politiques pour deux ou trois (6)colos…
Causons de choses relevées…
De vous autres, peuples de mesdeux ,fiers de cette fierté vide et qui sent le bâton de manioc..
Causons de vous, peuples morts vivants
Et qu’on dégomme un par un à l’ancienne
Comme dans un showroom à la (7)Walking Dead..
Causons…

Régab (1) Bière nationale du Gabon

Toutou (2) Vin local

Boy chauffeur (3) Aide chauffeur de taxi bus

Leconi (4) Ville du Gabon,située dans la province du Haut-Ogooué

Coupé coupé (5) Viande de boeuf braisée et découpées en fines tranches, et vendue au bord de la voie

Colo (6) Billet de mille francs, dans l’argot de la rue .

Walking Dead (7) Série télévisée américaine post apocalyptique où un groupe d’hommes essaie tant bien que mal de survivre face à une population mondiale transformée en zombies.

Les doux murmures de Myril

Un Live un livre

En publiant Les Doux murmures de mon enfance (Jets d’encre, 2012), Miryl Éteno dit vouloir s’adresser à un jeune public. Elle y collige en deux parties, les contes édifiants entendus de la bouche de ses grands-parents; et les souvenirs de son enfance passée sous la bienveillance d’un père … maternant.

Les trois contes que comprend l’œuvre ont évidemment des valeurs  morales. Ils ne dérogent donc pas à la fonction étiologique du conte : édifier les jeunes pour mieux les éduquer, expliquer le sens de la vie et les causes de certains us, et respecter la parole de vieilles gens, moraliser la vie en commun. Aussi, à travers Issonguina, le génie bienfaiteur apprend-on une valeur cardinale qui doit orienter la vie d’un enfant : respecter les interdits, les consignes des anciens en l’occurrence, afin d’éviter le courroux du fatum. De fait, tout interdit bravé est sévèrement puni. Avis donc aux jeunes écervelés téméraires…

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Et si le dernier espoir était la fuite …

À la belle étoile, sous un clair de lune des mille et une nuits
Dans le désert du Sahara , roulant à bride abattue
L’étalon berbère dont la crinière fauve innerve mon entre-jambe
Galope par-dessus cascades d’or et monts arabes.
Un peu de sang coule par-dessus mon épaule roidie par la douleur,
Un mouchoir blanc dont on ne reconnaît plus la couleur de jadis
La ceint légèrement. Un aigle jaune est brodé sur chacun des quatre côtés
Du précieux pansement. C’est le dernier vestige de ma promenade
Dans les champs clos de l’émir d’Alcaguazil, ce boueux royal
Que Tolède craint à chaque coup des couleuvrines qui sonnent
Le parapet de son excellence le maure de Gitanie.
L’épaule saigne ainsi qu’un bifteck haché,
Mais je suis insensible ;
Aïcha la fille de l’émir gît inconsciente sur la croupe de Haschisch,
Elle est morte je crois, et ma nuque respire
Toute la poussière que soulève l’émirat lancé à ma poursuite.
Haschisch vole plus qu’il ne court,
Les cascades d’or épousent ses fers
Tandis que le mors s’embarrasse dans mes mains calmes
L’étrier cadence gaiement ma jambe estropiée ;
Jamais mon âme ne s’est élevée aussi haute
Dans les sphères de la passion et de la foi.
Je rivalise d’ardeur avec le simoun meurtrier,
Mes poursuivants se rapprochent implacables
Et leurs turbans bleus clignotent rouges des feux de la vengeance.
Et si le dernier espoir était la fuite pensé je ?

Soudain Haschisch se cabre et sa queue balaie le relief caillouteux ;
Le mouchoir se délie, glisse de mon épaule ensanglantée
Vite, un geste pour la happer au vol ; non c’est moi qui glisse
Avec Aïcha heurtant violemment un rocher millénaire
Qui ne nous a certainement pas aperçus.
Pas le temps de lui faire des excuses.
Je me redresse le front tout plein de l’angoisse
Des nuits de solitude de l’oued où j’ai grandi enfant.
La horde se rapproche dangereusement
Avec à sa tête le bras droit de l’émir,
Un pirate hargneux reconverti en sbire des sables.
Il brandit un cimeterre à lame incurvée
Qui fend la poussière à grand renfort de rage.
Je suis rasséréné par le mouchoir blanc
Que je parviens à extirper d’un grand cactus cierge.
SOUDAIN, au milieu de ces clameurs, de cette furie sourde
Comme de celles qu’on entend en rêve,
Un murmure à peine étouffé monta vers moi
Un murmure qui vous saisit, et qui vous fait vous retourner malgré vous
Le murmure d’une étoile qui s’éveille au chatouillement
D’un crépuscule en transe sur les pavés d’un ciel ivre et rouge,
Le murmure d’un astre qui bâille son ennui ;
Je me retourne : elle est là, vivante, rose
Certes couverte d’ecchymoses.
Et me regarde avec un reproche attendrissant !
Haschisch hennit, je crois que c’est pour me réveiller là !
Et je me réveille.
Moktoub est tout prêt, ce chien de pirate
A la fougue dans les jambes.
Aïcha et moi enfourchons Haschisch
Et recommençons à galoper amoureux jusqu’aux dents.
Le désert se déroule ainsi qu’un long ruban jaune
Qui nous porte dans ses flancs lisses.
Le simoun meurtrier ! Ah !le simoun meurtrier
Qui feuillète les dattiers et les palmiers centenaires.
Ah comme il s’est amusé avec les cheveux d’Aïcha
Eparpillant leur parfum que relancent les tempêtes de sable du grand Sahara !
Les oasis ont fermé leurs lourds battants aux inscriptions mythiques ;
Toujours derrière nous Moktoub court, mis en appétit par la distance qui s’amenuise.
Il peut toujours courir ; est ce qu’on rattrape l’amour !
Le lendemain, à l’aube, devant la barrière du dernier oasis, le vieux berbère
Espèce de sentinelle des sables qui ne dort jamais, a selon ses dires
Vu passer deux étoiles enfourchant un pur sang ailé aux sabots d’or.

Je rentre chez moi

J’en ai pour mon compte
J’en ai ma claque comme
Disait Lucifer claquant
Les portes du Paradis
-Les poignées sont toujours
Branlantes à ce jour il paraît-
Je rentre …
Je rentre à la maison
J’arrive Mum
Je trouverai la table mise
Et la carafe d’eau posée avec soin
Je retrouverai les sourires
Pas les mêmes je sais bien,
Non ,des sourires frappés
De rides comme
Des murailles foudroyées,
Et les sourires me diront :
Nous avons bien vieilli petit
Mais nous sommes toujours là hin
Je rentre retrouver les miens
Ce pays ci n’est pas pour moi
Personne ne me connaît ici
Et les amis d’ici n’ont pas le même goût
Que les amis de là-bas,
À chaque fois que je foule cette terre
Je sens ses grains de sable me toiser
Je sens les regards de ses femmes
Me dédaigner, et je le leur rends bien ..
Comment vous dire ça…
Prenez par exemple ,leur ciel bleu
Est tout plein de reproches noirs
Lorsque j’y cherche un peu d’inspiration,
Alors que l’autre ciel m’offrait tellement …
Je m’en retourne où vous savez
Je m’en retourne à mon innocence
À mon oisiveté où j’étais tout de même vivant
Je m’en retourne aux temps
Où Dieu avait encore la cote
Où j’existais encore dans le coeur
D’une femme belle et amoureuse
Où les jours comptaient trente six heures
Et non vingt quatre …
Je rentre…Laissez-moi m’en aller
Je rentre en entier
Laissez mes pas me porter au pays d’hier
Pays où la mémoire est reine
Où le souvenir a des griots qui le chantent
Je rentre…Errance a trop duré
Hommes d’ici, femmes du pays ci
Reprenez votre chez …
Je rentre, on m’appelle .
L’amère remontée du naufrage
A sa part de douceur que rien n’égale…

Je m’en vais avant que je ne me noie tout à fait…Je m’en vais petit…On m’appelle !

Tombe avec classe et goût

Perdre avec classe et éclat
C’est la meilleure façon
De t’assurer le succès.
Tombe si bas
Qu’après le seul mouvement possible
Soit l’ascension.
On gagne
Lorsque la victoire ne reste plus
Que la seule option sur la table
On gagne
Lorsqu’on n’a plus rien à perdre
Lorsque l’échec nous est
Si familier qu’on a l’impression
De le connaître depuis toujours.
On est resté à terre,
On a été à genoux si longtemps
Que la terre est devenue un tremplin.
Comme Anté le fils de Gaïa
Comme Luffy le gamin
Qui a mangé le fruit du Gom-gom,
Puise dans les échecs à répétition
Le saint graal de la victoire.

Ne vous trompez plus sur l’impératif

Utile…très !

Le blog du Poète de l'Espoir...

UN MOT DE LANGUE FRANÇAISE (2)
La conjugaison est un véritable casse-tête pour nombre d’utilisateurs de toute langue. Et cela sonne comme parole d’évangile. Ce post voudrait revenir sur un élément : l’impératif. Spécifiquement, le présent de la deuxième personne du singulier.
Commençons par des exemples :
Ex 1 : Dis lui de passer me rencontrer.
Ex 2 : Restes encore un peu *
Ex 3: Prends soin de toi.
Ex 4 : Manges vite ton pain. *
Les Ex 2 et 4 ne sont pas corrects. Ici, « restes » et « manges » ne sont pas correctement écrits. Ils ne devraient pas porter de « s ».
On dit plutôt  » reste un peu » / « mange vite ton pain ».
Pourtant, c’est ce qu’on a l’habitude de voir des emplois de l’impératif des verbes du 1er groupe avec des « s » inopportuns.
La manière d’accorder l’impératif (je rappelle que je parle de la 2e personne du…

Voir l’article original 225 mots de plus